JUSTICE

Un Médecin militaire face à la justice : désertion à l’hôpital principal

Un officier de haut rang de l’Hôpital Principal de Dakar est sous le feu des projecteurs judiciaires. Accusé de désertion, il risque une condamnation lourde en son absence.

Un Procès sous Haute Tension


Ce mercredi, le tribunal militaire de Dakar examine une affaire retentissante : le lieutenant-colonel Firmin Barboza, chef du service Pharmacie de l’Hôpital Principal, est accusé de désertion. Âgé de 50 ans, l’officier serait actuellement aux États-Unis, ce qui pourrait entraîner un jugement par défaut. Cette affaire, révélée par *Le Témoin*, met en lumière les défis personnels et professionnels d’un homme formé par l’État pour servir, mais aujourd’hui au cœur d’un scandale judiciaire.

Des Antécédents à l’Origine du Drame


Le parcours de Barboza n’a pas été sans heurts. Avant cette accusation, il avait déjà été sanctionné pour des irrégularités financières et des manquements sociaux. Selon des sources proches du dossier, ses difficultés auraient pris une tournure critique après son mariage, précipitant une série d’événements qui l’ont conduit à abandonner son poste. Voici les points clés de l’affaire :  Désertion présumée: Barboza est accusé d’avoir quitté son poste sans autorisation, un délit grave dans l’armée.  Sanctions antérieures: Des manquements financiers et sociaux avaient déjà terni sa réputation. 
Formation coûteuse : L’État, qui a investi dans sa formation, réclame des millions de francs CFA en dédommagement. 
Absence au procès : Présumé aux États-Unis, l’officier risque une condamnation par défaut. 

L’État en Quête de Réparation


L’Hôpital Principal, un pilier de la santé militaire sénégalaise, attendait de Barboza un engagement de 27 ans en échange de sa formation. En se constituant partie civile, l’État cherche à récupérer les fonds investis, estimés à plusieurs millions de francs CFA. Cette affaire soulève des questions sur la gestion des talents au sein de l’armée et les pressions qui pèsent sur les officiers.


Ce procès dépasse le cas isolé d’un officier. Il interroge la discipline militaire, les attentes envers les professionnels formés par l’État et les défis personnels qui peuvent bouleverser une carrière. Comment concilier devoir et vie privée dans un cadre aussi exigeant ? Cette affaire invite à repenser le soutien apporté aux militaires pour éviter de tels dérapages. Et vous, que pensez-vous des obligations qui lient un officier à son pays ? 

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