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Centif : entre fuites, justice et droit à la présomption d’innocence

La publication prématurée de rapports sensibles interroge : qui orchestre ces fuites, et à quel prix pour l’État de droit ?


Des rapports qui circulent avant la justice

De plus en plus, des personnes citées dans les rapports financiers se retrouvent exposées dans l’opinion publique avant même leur convocation par la justice. Résultat : réputation brisée avant tout jugement.

La présomption d’innocence en question

Au Sénégal, le principe fondamental « innocent jusqu’à preuve du contraire » semble fragilisé. Pour certains observateurs, la diffusion de ces documents alimente un procès médiatique parallèle, au détriment du droit.

La Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) a des missions strictement encadrées par la loi : collecter, analyser et transmettre. Mais les fuites répétées posent une question clé : où s’arrête la transparence, où commence la manipulation ?

Entre nécessité de lutter contre la corruption et respect des droits fondamentaux, la ligne est fine. Du régime de Wade à celui de Diomaye, le défi reste le même : garantir la justice sans sacrifier l’équité.

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