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La démocratie n’est pas pour nous » Traoré a dit tout haut ce que l’Afrique pense tout bas

Ibrahim Traoré a lâché une bombe. Pas une bombe de guerre. Une bombe de vérité laissant l’Occident s’étrangler dans son café du matin.

Mais posons-nous la vraie question : de quelle démocratie parle-t-on exactement ?

Celle qui a bombardé la Libye en 2011 « pour libérer le peuple » et laissé derrière elle un marché aux esclaves africains en plein XXIe siècle ? Celle qui a soutenu pendant des décennies des dictateurs africains en costume-cravate, pourvu qu’ils signent les bons contrats et gardent les migrants loin des côtes européennes ? où celle qui nous dicte et nous relate les causes des guerres actuelles qui divisent les « puissants » ?

La démocratie occidentale n’est pas un universel. C’est un produit d’exportation.

Elle est arrivée en Afrique dans les mêmes caisses que le franc CFA, les programmes d’ajustement structurel et les accords de partenariat économique signés sous pression. Elle s’est imposée non pas comme une valeur partagée, mais comme une condition de l’aide.

Une boussole des tenants du bon passeport qui dessinent les accords bilatéraux ou multilatéraux. Nord+ Sud et non sud-sud« Soyez démocrates comme nous, sinon pas de financement».

C’est ça, le rapport d’égal à égal ?

L’ Afrique n’a pas besoin de leçons de gouvernance de la part d’États qui ont eux-mêmes armé, formé et protégé les groupes jihadistes qui aujourd’hui déciment ses villages. Elle n’a pas besoin qu’on lui explique les droits de l’homme en oubliant soigneusement de mentionner Guantánamo, les drones au Yémen, ou les sans-papiers morts en Méditerranée.

Ibrahim Traoré ne rejette pas la liberté. Il rejette la tutelle.

Il y a une différence fondamentale entre un peuple qui choisit souverainement sa forme de gouvernement inspirée de ses réalités culturelles, de sa spiritualité, de son histoire et un peuple à qui l’on dit : « Voici le modèle.

Recopiez-le ou restez pauvres.»

Les sociétés africaines ont des traditions millénaires de concertation, de justice communautaire, de solidarité organique que ni Montesquieu ni Tocqueville n’ont jamais pensé.

Ce n’est pas de l’archaïsme. C’est de l’altérité. Et l’altérité mérite le respect, pas la rééducation.

L’ Afrique ne dit pas non à la dignité humaine.

Elle dit non au double standard.

Elle dit non au droit de veto humanitaire.

Elle dit non à la démocratie comme cheval de Troie néocolonial.

Le débat ne doit plus se tenir de puissance à sujet, de donateur à bénéficiaire, d’ancien colonisateur à territoire à « accompagner ». Le débat doit se tenir d’État à État, de peuple à peuple, avec la même exigence de cohérence appliquée à tous.

Ce jour-là, on pourra parler de vraie démocratie.

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