La presse sénégalaise de ce lundi 24 novembre 2025 révèle un climat de haute tension politique et judiciaire, focalisant l’attention sur la fracture grandissante au sein du pouvoir et des défis sociaux et économiques urgents
Le fait le plus alarmant, souligné par Le Quotidien et SourceA, est l’absence simultanée du Président Bassirou Diomaye Faye et du Premier Ministre Ousmane Sonko du territoire national, un événement inédit qui pousse les journaux à s’interroger gravement : « UN PAYS SANS TÊTE » titre le premier, tandis que le second demande : « QUI POUR GÉRER LA CITÉ ? ». Cette situation de vide exécutif est perçue par L’AS et Point Actu comme un scandale, détaillant « LES BIZARRERIES D’UN VOYAGE » de Sonko à Abu Dhabi et les « MILLE POLÉMIQUES » qui entourent la communication opaque du déplacement.









L’érosion de l’unité au sommet de l’État est alimentée par une controverse autour de la restructuration de la coalition présidentielle. Sud Quotidien et Point Actu accusent l’ancienne Première Ministre, Aminata Touré, nommée superviseure, de se livrer à du « RECYCLAGE » de figures de l’ancien régime, ce qui va à l’encontre de l’idéal de « rupture » prôné par le PASTEF. L’Info la qualifie même de « facteur de division, d’exclusion et de désunion », des accusations que Yoór-Yoór Bi place dans le contexte plus large de la « DÉRIVE DU POUVOIRISME », suggérant que le Président Faye s’installe en « NOUVEL HOMME FORT DU SYSTÈME ? » en renforçant son pouvoir personnel au détriment des idéaux fondateurs. Ce climat de « DIVERGENCE AU SOMMET DE L’ÉTAT », qualifié de « paroxysme » par Walf Quotidien, est illustré par l’intervention du maire de Dakar, Abass Fall, rapportée par SourceA, qui exhorte le Président à « arrêtez cette dame ».
Sur le plan judiciaire, le bras de fer entre l’avocat Me Moussa Bocar Thiam et l’Union des Magistrats du Sénégal (UMS) continue d’occuper les unes. Les Échos et Direct News rapportent que Me Thiam « REVIENT À LA CHARGE ET ASSUME » ses accusations de « traitements inhumains et dégradants » contre un juge dans l’affaire Farba Ngom, allant jusqu’à « DÉMOLIT L’UMS » pour son silence passé et sa réplique jugée partiale. Cette bataille juridique, ainsi que les cas des détenus politiques, est englobée par L’Observateur sous le titre « LA JUSTICE SOUS LE FEU DES ATTENTES », qui dénonce les mécanismes de contrôle compromettant les réformes et les violations des droits humains, un « cri d’alerte » répercuté par L’Evidence avec le soutien d’Amnesty.
Enfin, l’économie et les questions sociales ne sont pas en reste. EnQuête alerte sur la soutenabilité de la dette, avec un économiste déclarant que la dette nationale est « impayable » au vu des 14 870 milliards de FCFA à rembourser entre 2026 et 2028. L’argent public est également au cœur d’une polémique, alors que La Tribune révèle que Touba « RÉCLAME SON PROJET D’ASSAINISSEMENT de 7,5 MILLIARDS » après le financement de Bakel, tandis que Libération met en lumière un « MICMAC autour d’un marché de 1,454 milliard de Fcfa » lié à la construction d’un tribunal. Sur une note plus positive, Le Soleil annonce l’« ARRIVÉE AU SÉNÉGAL D’UN MÉDICAMENT CONTRE LA DRÉPANOCYTOSE », une molécule générique qui « POURRAIT CHANGER DES VIES » et serait disponible début 2026. L’info économique est aussi marquée par la victoire du riz local, qualifié d’« OR BLANC DE LA VALLÉE » qui « CONQUIERT DAKAR » selon L’Info.













