INTERNATIONALE

France: le vote de confiance au Parlement s’annonce mal pour le gouvernement de François Bayrou

L’annonce de l’organisation d’un vote de confiance au Parlement le 8 septembre a bousculé la rentrée politique en France. Avant cette date fatidique, le Premier ministre français François Bayrou a invité les chefs de partis à venir négocier à Matignon la semaine prochaine, mais ces discussions de la dernière chance s’annoncent mal.

Le parti Les Républicains (LR) participe au gouvernement, mais le président de ce groupe à l’Assemblée, Laurent Wauquiez, a profité de son traditionnel discours de rentrée au Mont Mézenc pour faire passer un message à François Bayrou, relate Valérie Gas, du service politique de RFI. Pas question pour son groupe de le soutenir sans conditions : « Les républicains ne doivent pas signer un chèque en blanc à François Bayrou et la question de confiance ne doit pas nous amener à fermer les yeux sur ce que nous voulons changer au RN », a déclaré Laurent Wauquiez.

Du côté du parti d’extrême droite Rassemblement national (RN), Jordan Bardella qui s’est rendu samedi à la foire de Châlons-en-Champagne où François Bayrou était la veille, a lui confirmé que la porte à une négociation était définitivement fermée. « Je pense que c’est un peu tard aujourd’hui et que même en multipliant les agitations et les déclarations parfois totalement contradictoires, je crois que le gouvernement tombera parce qu’encore une fois, la politique qu’ils ont menée, l’instabilité dans laquelle ils ont plongé le pays fait que la représentation nationale, comme une majorité de Français, n’a aucune confiance dans ce gouvernement pour sortir le pays de l’impasse », a insisté le président du parti d’extrême droite.

Le vote de confiance s’annonce mal : même dans le bloc central, on n’y croit pas vraiment. Le ministre de la Justice Gérald Darmanin et l’ex-Premier ministre et cheffe d’Horizons Édouard Philippe – tous les deux ayant choisi de faire leur rentrée ce week-end – évoquent déjà tous les deux l’hypothèse d’une dissolution.

Au Parti socialiste (PS), on anticipe la chute du gouvernement, le programme de l’université de rentrée de Blois, a été bousculé pour présenter un contre-budget et Olivier Faure a fait une offre de service pour Matignon.

Rfi

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