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Roamiing: Le Togo, le Sénégal et le Bénin s’interconnectent – L’Afrique Certifie, Régule et S’Interconnecte sans demander l’autorisatio

Deux faits. Même semaine. Même continent. Même logique souveraine.

À Brazzaville, du 13 au 30 avril 2026, des inspecteurs mandatés par l’ANACIM Sénégal, l’ANAC Burkina Faso, l’ANAC Congo et l’ASSA-AC ont conduit, sans intermédiaire étranger, la certification technique de l’aéroport international Maya-Maya selon les standards OACI. Des experts africains, des institutions africaines, une infrastructure africaine. Ce que cinquante ans d’assistance technique étrangère ont systématiquement différé, la coopération continentale l’accomplit avec la rigueur que lui confèrent ses propres compétences institutionnalisées.

À Lomé, le 24 avril 2026, l’ARTP du Sénégal, l’ARCEP Togo et l’ARCEP Bénin officialisaient l’entrée en vigueur du free roaming entre leurs trois pays, en application du Règlement CEDEAO C/REG.21/12/17. Réception d’appels gratuite, tarification locale, données mobiles préférentielles, suppression des surtaxes sur le trafic entrant — des millions de citoyens cessent de payer le prix des frontières héritées. M. Dahirou THIAM, Directeur Général de l’ARTP, et ses homologues ont signé ces protocoles en présence de la représentation diplomatique sénégalaise. Ce n’est pas une déclaration d’intention. C’est une architecture opérationnelle.

Le Sénégal apparaît dans les deux actes. À Brazzaville, par l’expertise pointue de son inspecteur ANACIM en sûreté aéroportuaire. À Lomé, par le leadership de son régulateur télécoms. Ce double positionnement n’est pas fortuit : il révèle un État qui a compris que la souveraineté africaine se construit d’abord dans les salles techniques et les tables de négociation réglementaire, bien avant les tribunes diplomatiques.

La CEDEAO cesse ici d’être un cadre déclaratif pour devenir un levier opérationnel. Derrière ce free roaming, la régulation des OTT, la co-régulation transfrontalière, les technologies satellitaires et la lutte coordonnée contre la fraude figurent déjà à l’agenda partagé. Derrière Maya-Maya, la constitution d’un référentiel commun de sécurité aérienne africaine — socle incontournable de tout Ciel Unique continental.

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