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Revue de presse :  L’UCAD sous les flammes de la colère et les fissures politiques du pouvoir : l’actualité brûlante avec (Mamadou LY, ma revue de presse)

L’actualité de ce jeudi offre le spectacle désolant d’une université sénégalaise transformée en champ de bataille, une situation explosive qui monopolise l’attention de la presse nationale.

C’est un véritable cri d’alarme que lance Sud Quotidien en manchette, décrivant un campus qui « s’embrase » littéralement sous l’effet des grenades lacrymogènes et de la furie estudiantine causée par le non-paiement des bourses. Ce constat de chaos est partagé par L’AS, qui note avec amertume que le temple du savoir « replonge dans la violence », une situation exacerbée selon le journal par un « silence du gouvernement » qui finit par irriter l’opinion publique.

Dans cette atmosphère viciée, les tentatives de médiation peinent à se faire entendre, bien que Point Actu souligne les efforts du Pr Amsatou Sow Sidibé et du SAES qui « jouent la carte de l’apaisement » pour sauver ce qui peut l’être. Le diagnostic du mal est profond, car le SAES, cité par Point Actu, ne se contente pas de gérer l’urgence mais indexe les causes structurelles, notamment les fermetures répétées des universités depuis 2020 et des quotas de bacheliers insoutenables. Face à ce qu’il qualifie de « trahison pour les étudiants », le mouvement Gueum Sa Bopp, repris par Tribune, propose une thérapie de choc en cinq mesures, incluant la création d’une Banque Nationale de l’Enseignement financée par les revenus pétroliers, afin de sortir définitivement de cette précarité cyclique.

Pendant que la rue gronde, les sphères du pouvoir semblent traversées par des secousses telluriques non négligeables. Si Yoor-Yoor Bi tente de rassurer en mettant en avant les réformes administratives engagées par le Premier ministre pour plus d’efficacité, Sud Quotidien préfère attirer l’attention sur les « premières fissures d’un parti au pouvoir », évoquant l’introuvable congrès de Pastef qui commence à susciter des interrogations internes. Cette ambiance délétère gagne l’Hémicycle où, comme le rapportent Point Actu et L’AS, le député Cheikh Bara Ndiaye a ouvert les hostilités contre le ministre Abdourahmane Diouf, une passe d’armes qui, selon L’AS, risque de raviver la « guerre Diomaye-Sonko » que l’on croyait éteinte.

La cacophonie au sommet ne s’arrête pas là, puisque L’AS révèle une attaque virulente de Thérèse Faye contre le ministre Mabouba Diagne, qu’elle accuse de conflits d’intérêts et d’un activisme débordant, illustrant une majorité présidentielle où les egos s’entrechoquent. Pour tenter de reprendre la main sur un agenda social qui lui échappe, le Président de la République annonce, toujours selon L’AS, un « virage social majeur » orienté vers la jeunesse, les femmes et le handicap. Sud Quotidien confirme cette volonté présidentielle issue du Conseil des ministres de renforcer la protection des familles, comme pour ériger un digue contre la montée des périls sociaux.

Malheureusement, l’incendie social ne se limite pas aux portes de l’université. Le secteur de la santé est lui aussi en ébullition, comme le signalent de concert Tribune et L’As, informant que l’intersyndicale F2S a décrété une grève générale de 48 heures à partir d’aujourd’hui, paralysant un système de soins déjà fragile.

Enfin, une note d’inquiétude sportive vient clore ce tour d’horizon tourmenté : alors que L’AS évoque le suspense maintenu par Pape Thiaw sur la liste des Lions, Sud Quotidien jette un froid en révélant de sérieux doutes sur la participation d’Ismaïla Sarr à la prochaine CAN, victime d’une blessure aux ligaments.

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