Le ton est martial à la Primature, où la résistance économique s’organise face aux institutions de Bretton Woods. L’Observateur ouvre le bal en soulignant que « Sonko adopte une ligne ferme face au FMI », le Premier ministre refusant toute restructuration de la dette pour défendre son propre plan de redressement. Cette posture de défi est largement relayée par Le Quotidien, qui titre en lettres capitales « SONKO MENACE LA REPRISE », expliquant qu’il n’accepte pas que l’on impose une restructuration au pays. Pour Kritik, le message est sans ambiguïté : le Premier ministre réitère le « refus catégorique du Sénégal », une position résumée par Rewmi Quotidien en une formule lapidaire : « Sonko dit Niet au FMI ».
La riposte gouvernementale ne se limite pas à un simple refus ; elle s’accompagne d’une contre-attaque narrative. Point Actu rapporte que Sonko « interpelle le FMI », rappelant que l’institution a une part de responsabilité et ne peut prétendre ignorer la situation passée. Une rhétorique appuyée par Les Echos, qui décrivent un Sonko « plus intransigeant que jamais » qui « clashe encore le FMI », affirmant que c’est la position concertée du Président et du gouvernement. Dans ce concert de fermeté, SourceA va plus loin en titrant que « Sonko envoie balader » l’institution financière, tandis que Le Témoin note que le chef du gouvernement « mouille le FMI » dans cette affaire de dette cachée. Cette assurance s’appuie peut-être sur les perspectives économiques reluisantes évoquées par L’AS, qui célèbre le sous-sol sénégalais confirmant « tout son potentiel » avec plus de 53 millions de barils de pétrole commercialisés.
Loin des salons feutrés de la finance internationale, la tension est tout aussi palpable dans le secteur de l’éducation. Si Direct News évoque un « satisfecit du Pr Daouda Ngom » lors de sa visite au COUD, la réalité décrite par ses confrères est bien plus agitée. Tribune rapporte que le ministre de l’Enseignement supérieur a été « chassé par le Collectif des amicales », les étudiants dénonçant treize mois sans bourses pour les masters. Une visite qui « tourne court » selon Point Actu et qui a été interrompue d’après Vox Populi, illustrant un malaise social persistant. Malaise que l’on retrouve dans le monde rural, où Tribune alerte sur le fait que « beaucoup de paysans ont déjà bradé leurs récoltes » face à une campagne arachidière en difficulté.
Mais ce vendredi, les cœurs battent surtout au rythme du football. À quelques heures du quart de finale de la CAN 2025, la presse sportive sonne la mobilisation générale. « Faire respecter la hiérarchie », intime Record, qui espère voir les Lions rugir face aux Aigles. Pour L’AS, l’objectif est clair : il faut « déplumer les Aigles ». C’est un véritable « choc des voisins » annonce Sud Quotidien, voire une « guerre fratricide » selon SourceA. Face à l’enjeu, Tribune Sport préconise « justesse, discipline et efficacité » pour poursuivre l’aventure, tandis que L’Observateur exhorte simplement l’équipe nationale à « S’imposer ! » lors de ce match couperet.
Enfin, dans le reste de l’actualité, notons la « nouvelle ère de coprospérité » entre le Sénégal et la Mauritanie saluée par Le Soleil suite à la visite du Premier ministre mauritanien, et le courage du Dr Alima Niang, célébrée par Yoor-Yoor comme une « voix de vérité » face au scandale Softcare. Pendant ce temps, Libération révèle un scandale financier dans la santé à Kaffrine, où un marché de plus de 710 millions a été « bâti sur du faux ».

