Quand la diaspora devient le pouls d’une nation en mouvement.
Ce 25 septembre 2025, en marge de la 80e Assemblée générale des Nations Unies, El Hadji Abdourahmane Diouf, ministre de l’Économie, des Travaux publics et des Équipements (METE), accompagne le chef de l’État dans un dialogue qui lie cœur et ambition. Une rencontre qui transforme les expatriés en acteurs, pas seulement en spectateurs, d’un Sénégal en pleine mue.
L’ambiance est un mélange de fierté et de franchise. Des compatriotes, venus de divers horizons américains, déballent leurs joies et leurs frustrations : précarité économique, accès aux services consulaires, ou encore idées pour booster les transferts de fonds – un pilier qui injecte des milliards de FCFA dans l’économie nationale. Diouf, dans son message, loue cet engagement, soulignant que cette diaspora n’est pas une simple extension, mais un levier central dans la stratégie de transformation portée par le président. Entre anecdotes familiales et projets concrets, ces échanges dessinent une feuille de route informelle, où l’exil rime avec contribution. Critiquement, la chaleur du moment cache un défi : concrétiser ces doléances en actions palpables. Les promesses de « place centrale » sonnent bien, mais sans mécanismes clairs – double nationalité facilitée, investissements ciblés –, elles risquent de rester des mots doux sur fond de drapeau vert, or et rouge.
À mon sens, ce tête-à-tête illustre une vérité crue : la diaspora, avec ses 2,5 millions de membres à l’international (selon les estimations récentes), est une force vive, mais sous-exploitée. Pourquoi ne pas les intégrer davantage via des consultations régulières ou des fonds dédiés ? Je vois dans leur voix un potentiel de résilience, un écho à des Sénégalais qui, comme Diouf le suggère, portent le développement au-delà des frontières. Ce n’est pas juste de l’émotion – c’est une stratégie qui, bien canalisée, pourrait rivaliser avec les diasporas indienne ou nigériane, des modèles de réussite économique globale.
Ce scénario résonne ailleurs. En France, les Marocains ou Algériens influencent leurs pays d’origine via des réseaux économiques solides. Au Nigeria, la diaspora alimente des start-ups tech florissantes. Partout, ces ponts transnationaux redéfinissent la souveraineté : dans un monde hyperconnecté, le Sénégal peut transformer son exil en puissance, à condition de ne pas laisser ces rencontres se diluer dans le bruit des Nations Unies.
À 21:17 GMT ce soir, alors que New York s’éveille à peine, cette réunion trace une ligne d’espoir : un peuple dispersé qui, s’il est écouté, pourrait écrire une nouvelle page de prospérité pour un Sénégal audacieux.
- septembre 25, 2025
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