À exactement 100 jours du coup d’envoi des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) de Dakar 2026, Mamadou Diagna N’Diaye, président du Comité d’organisation, a posé les bases d’une édition résolument novatrice. « Ces JOJ sont un laboratoire, moins de béton, plus de sens, nous proposons notre jeunesse, notre Teranga », a-t-il déclaré en conférence de presse, résumant l’ambition d’un événement historique, le premier olympique jamais organisé sur le sol africain.
Loin des méga-chantiers coûteux, le Sénégal a fait le choix de la sobriété et de la réhabilitation. Les compétitions (du 31 octobre au 13 novembre) investiront des sites existants : stade Iba Mar Diop, Arena de Dakar, complexe de la Tour de l’Oeuf ou encore le stade Abdoulaye Wade de Diamniadio. Avec un taux d’avancement des travaux flirtant déjà avec les 96 %, la promesse du « moins de béton » tient la route.
Mais le cœur du projet reste la « Teranga », cet art sénégalais de l’accueil et du partage. Porté par des ambassadeurs comme Kalidou Koulibaly et Khaby Lame, l’événement se veut une fête ouverte à toute l’Afrique, avec des volontaires venus de plus de 30 pays. Pour M. N’Diaye, le véritable héritage ne sera pas seulement sportif, mais social : offrir à la jeunesse sénégalaise, durement touchée par le chômage, des perspectives durables. Dakar 2026 se veut ainsi un laboratoire d’un modèle plus sobre, plus humain, et résolument tourné vers l’avenir. Le compte à rebours est lancé.
Mame NGUIRANE

