Le mardi 16 septembre 2025, dans les étendues arides de l’est du Sénégal, une équipe conjointe de la brigade de Saraya, renforcée par le GARSI 2 et des spécialistes en drones, a lancé une offensive décisive contre des installations minières non autorisées au cœur du village de Kolia, dans la commune de Bembou.
Cette action, qui a déployé une flotte impressionnante de ressources pour balayer les zones sensibles, a abouti à la confiscation d’une panoplie d’équipements utilisés pour ces activités prohibées : une vingtaine de véhicules utilitaires, des outils de forage puissants, des sources d’énergie renouvelable et thermique, ainsi que des engins motorisés facilitant les déplacements. Ce coup de filet s’inscrit dans une vague d’opérations récentes visant à verrouiller les frontières aurifères, où l’or attire non seulement des opportunités économiques légitimes, mais aussi des pratiques destructrices qui échappent à tout contrôle réglementaire, exposant les écosystèmes fragiles à une dégradation accélérée.
À mon sens, cette intervention met en lumière une urgence palpable : l’orpaillage non réglementé, bien qu’il offre un gagne-pain précaire à des communautés en quête de subsistance, engendre des ravages environnementaux profonds, comme la pollution des nappes phréatiques par des produits chimiques toxiques, et alimente des circuits de contrebande transfrontaliers qui profitent à des réseaux opaques plutôt qu’aux populations locales. Les autorités sénégalaises, en intensifiant ces raids – comme en témoignent les dizaines de sites neutralisés ces derniers mois dans la région de Kédougou –, démontrent une volonté ferme de restaurer l’ordre, mais je crois qu’il est crucial d’aller plus loin en promouvant des alternatives viables, telles que des programmes de formation pour une extraction artisanale encadrée ou des investissements dans l’agroforesterie, afin de transformer cette richesse souterraine en levier de développement inclusif sans compromettre l’héritage naturel du pays.
Ces efforts collectifs rappellent que la préservation des ressources minières n’est pas seulement une affaire de répression, mais un engagement envers un équilibre durable qui honore les générations futures, en faisant de l’est sénégalais un modèle de gestion responsable plutôt qu’un terrain de conflits latents.

