Bonjour à tous. C’est un lundi de paradoxes que nous sert la presse sénégalaise ! Alors que le peuple a encore la tête dans les étoiles après la qualification des Lions, les réalités judiciaires et politiques nous rattrapent au tournant. Et c’est SOLO QUOTIDIEN qui donne le ton grave de ce début de semaine, nous rappelant que si le ballon roule à Tanger, des têtes pourraient tomber à Dakar.
Le Tribunal et le « Mouridisme »
Solo Quotidien capte l’attention ce matin avec une exclusivité judiciaire lourde de sens : le jour de vérité est arrivé pour la famille de Madiambal Diagne. Le journal nous apprend que la Chambre d’accusation doit sceller aujourd’hui le sort de son épouse et de son fils. Une affaire qui tient le tout Dakar politique en haleine et qui place le curseur judiciaire au centre de l’actualité.
Mais le journal de sacré cœur ne s’arrête pas là et décrypte la stratégie souterraine du Premier ministre. Pendant que les regards sont braqués sur le Maroc, Ousmane Sonko dit le quotidien Solo, tisse sa toile diplomatique au cœur des foyers religieux mourides. Une manœuvre confirmée par Yoor-Yoor, qui y voit un « message fort » axé sur la reddition des comptes. De son côté, L’AS, toujours méfiant sur l’agenda du chef du gouvernement, s’interroge d’ailleurs en Une : « Que mijote Ousmane Sonko ? ».
Des Lions « Renversants » et un record pour l’histoire
Il fallait bien cette dose d’adrénaline politique pour rivaliser avec l’euphorie nationale. Car oui, sur le pré, les Lions ont rugi ! Record salue des Lions « renversants » qui ont dompté les Crocodiles du Soudan (3-1) après une entame timide.
La performance est collective, mais l’exploit est individuel : Tribune sacre un Sadio Mané « plus fort que jamais », devenu officiellement le meilleur passeur de l’histoire de la CAN, effaçant Yaya Touré des tablettes. Désormais, comme le clament Sud Quotidien et Rewmi, cap sur un « derby ouest-africain » explosif contre le Mali. L’Observateur, dans son analyse technique, désigne déjà Pape Gueye comme la « soupape » indispensable pour ce quart de finale.
L’Assemblée roule en « Toyota », le peuple tire la langue
La transition est brutale, mais nécessaire. Pendant que nos joueurs mouillent le maillot, nos députés, eux, étrennent leurs nouveaux bolides. C’est la polémique qui enfle ce matin : L’AS fustige ces « bolides de la provocation » livrés en pleine crise. Si Le Quotidien note que « la fumée se dissipe » sur l’exécution administrative du marché, L’Observateur promet de tout révéler sur la répartition de ces 76 véhicules et les clés de ce partage.
Un luxe qui contraste violemment avec la détresse peinte par Direct News, qui lance un avis de recherche : « Où sont passés les milliards mobilisés ? ». Entre retards de salaires et bourses non payées, l’argent se fait rare. Une tension budgétaire que Walf Quotidien attribue à l’obésité de l’État, réalisant l’« Autopsie d’un monstre » administratif passé de 65 000 à 300 000 agents.
Le mot de la fin ?
Il est pour Libération, qui nous rappelle que la reddition des comptes n’est pas un vain mot. Des informations judiciaires vont s’ouvrir suite aux audits de l’APROSI et de la Chambre de Commerce de Ziguinchor. Preuve que ce lundi, que l’on soit à Tanger, à l’Assemblée ou au Tribunal, le match se joue partout.
Excellente lecture et bonne semaine !





















