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Le Sénégal sous tension : crise politique au sommet et menace de détresse financière

DAKAR, 13 Novembre 2025-La une des journaux sénégalais de ce jeudi brosse le tableau d’une nation traversant une phase critique.

La crise couve au sommet de l’État, le tandem présidentiel Diomaye-Sonko montrant des signes patents de rupture, tandis que le pays fait face à de sérieuses turbulences économiques et financières.

La « cohabitation en question » : fissures au sommet de l’exécutif

La presse est unanime : l’alliance « historique » entre le Président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko est dans la tourmente. Les quotidiens multiplient les gros titres alarmants – « Mortal Kombat au sein du pouvoir » (Le Quotidien), « Le Choc des Contre-Pouvoirs » (L’AS) et « Le Pacte Patriotique en Turbulence » (Yooy-Yoor Bi).

La flamme politique s’est ravivée suite à deux décisions majeures émanant du Palais :

La désignation d’Aminata Mimi Touré à la tête de la Coalition « Diomaye Président » est perçue comme un affront, d’autant plus que l’ancienne coalition PASTEF, dont est issu le Premier Ministre, est dépeinte par Point Actu comme observant un « silence total dans les rangs. » Le Quotidien la qualifie d' »Amie Mal-Aimée » au centre du bras de fer.  La presse, notamment L’Info et Libération, rapporte le départ du DG de l’APROSI, Amadou Guèye Ngom, considéré comme un proche de Sonko, un acte perçu comme une réaffirmation de l’autorité présidentielle.

Ce climat de méfiance s’est traduit par une « ambiance lourde au Palais » (L’Évidence) lors du conseil des ministres, marqué par l’absence remarquée d’Ousmane Sonko (EnQuête). Les critiques s’intensifient au sein de l’ancienne base : SourceA cite des membres dénonçant un « culte de la personnalité » et un analyste politique avertit dans L’Info que « si la cohabitation est ingérable, la clarification s’impose. »

Au plan économique, les nouvelles sont sombres, le Sénégal vit une détresse financière qui plombe sa percée. Plusieurs titres alertent sur la situation financière critique du pays.

Les Échos et La Tribune rapportent qu’un rapport place le pays dans le « rouge vif » et l’associe à un « trio africain au bord de la faillite » en raison du refus de restructurer sa dette. Parmi les conséquences directes notoires de cette situation figure, l’incapacité d’accéder aux marchés des Eurobonds.

En interne, les révélations d’un audit sur l’acquisition d’équipements agricoles et la construction d’entrepôts pointent des « zones d’ombre autour de 85,507 milliards de Fcfa » (Libération).

La pression fiscale grandissante inquiète également, Le Témoin Quotidien soulignant la « peur du secteur informel » face à la réforme des impôts annoncée.

L’Or au cœur des réformes pour la souveraineté et le contrôle des ressources

Face à ces défis, le Président Diomaye Faye a mis la pression sur son gouvernement pour accélérer les réformes structurelles qui garantissent la « souveraineté sur les ressources aurifères. » Le Soleil révèle que le Président « insiste sur le comptoir national » et demande la restructuration accélérée des sociétés minières d’états dont les la SOMISEN et la MIFERSO Cette démarche vise à maximiser les retombées nationales et le contrôle sur les exploitations minières.

Justice et Affaires Sociales

En marge des turbulences politiques, on note la libération du chroniqueur Abdou Nguer après plusieurs mois de détention, un événement salué par la presse (SourceA). L’ancien ministre Moussa Bocar Thiam dépose une plainte auprès de l’Inspection Générale de l’Administration de la Justice (IGAJ) contre le juge Idrissa Diarra pour « léthargie » dans l’affaire Farba Ngom selon le journal « Les Échos, Le Point Infos ».

Enfin, l’urgence patrimoniale est soulevée par « EnQuête », réclamant « Un nouveau plan pour sauver Gorée » de l’érosion et de la ruine.

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