MIA Bintou Diop, une jeune sénégalaise issue de l’immigration est nommé vice-présidente de la région toscane, une des région les plus riche et importante d’Italie
A 23 ans, Mia Bintou Diop est la plus jeune vice-présidente de la Région Toscane. Originaire du Sénégal, elle vit à Livourne et est étudiante en Sciences Politiques. Sur les réseaux sociaux, elle se présente comme « créatrice numérique » et la communication a toujours été son domaine de travail : par le passé, elle a mis ses compétences au service des événements d’Elly Schlein et de Luca Salvetti. Sa nouvelle fonction au sein du second gouvernement d’Eugenio Giani représente « un signal fort pour la nouvelle générationLes premiers mots de toutes nouvelle vice-président de la toscane
« Je suis émue, et je ne le cache pas.
Le président Eugenio Giani, que je remercie, m’a nommée vice-présidente de la Région Toscane.
Quand sa proposition m’est parvenue, ma tête s’est remplie de questions. Et j’ai trouvé la réponse là où tout a commencé : Livourne. Car tout ce que je suis vient de là.
Des écoles, des clubs, des tables où l’on débat pendant des heures, de ma première expérience au sein des institutions locales. D’une ville qui m’a appris que l’engagement n’est jamais individuel. Que lorsque l’on se fie à la communauté, on n’avance jamais seule.
Quand, à dix ans, sur la scène du Terminal Crocières, j’ai dit que je voulais être reconnue pour ce que j’étais, je ne savais pas ce qui viendrait après. Je savais seulement que les mots comptent et qu’il faut les soutenir à chaque étape de son parcours.
Aujourd’hui, ma génération vit avec des loyers impossibles, des emplois précaires, des parents dont on ne veut pas être un poids, mais dont on n’arrive pas à se détacher. J’en fais partie, moi aussi. Et c’est justement pour cela que je veux la porter au cœur de chaque choix et de chaque décision.
Alors oui, c’est une grande responsabilité. Et oui, peut-être que mes mains tremblent un peu aujourd’hui. Mais ce sont les mains d’une génération qui sait qu’elle veut agir et qui veut avoir la possibilité d’agir.
Être nommée vice-présidente de la Toscane à 23 ans, cela signifie aussi ceci : il est faux que les jeunes doivent attendre leur tour, comme le soutiennent ceux qui voudraient nous tenir éloignés de tout.
La vérité est que le tour n’arrive jamais, si ce n’est pas nous qui le prenons.
Aujourd’hui, je peux dire une chose simple : nous sommes là. Avec nos histoires, nos études, nos combats, nos valeurs, notre détermination.
Pour une Toscane qui ne se limite pas à administrer l’existant, mais qui élargisse l’espace des droits et des opportunités pour toutes et pour tous, chaque jour. »
Sono emozionata, non lo nascondo.
Il presidente Eugenio Giani, che ringrazio, mi ha nominata vicepresidente della Regione Toscana.
Quando mi è arrivata la sua proposta, la testa si è riempita di domande.
E la risposta l’ho trovata dove tutto è iniziato: Livorno. Perché quello che sono viene da lì.
Dalle scuole, dai circoli, dai tavoli in cui si discute per ore, dalla mia prima esperienza nelle istituzioni locali.
Da una città che mi ha insegnato che l’impegno non è mai individuale. Che quando ti affidi alla comunità, non cammini mai da sola.
Quando a dieci anni, sul palco del Terminal Crociere, dissi che volevo essere riconosciuta per ciò che ero, non sapevo cosa sarebbe arrivato dopo.
Sapevo solo che le parole contano e che bisogna sostenerle in ogni passo del proprio percorso.
Oggi la mia generazione vive tra affitti impossibili, lavori precari, genitori verso cui non si vuole pesare ma da cui non si riesce a staccarsi.
Ne faccio parte anch’io. E proprio per questo voglio portarla dentro ogni scelta e ogni decisione.
Quindi sì, è una responsabilità grande.
E sì, magari oggi mi tremano un po’ le mani.
Ma sono le mani di una generazione che sa di voler fare e che vuole avere la possibilità di poter fare.
Essere nominata vicepresidente della Toscana a 23 anni significa anche questo: non è vero che i giovani devono aspettare il loro turno, come sostengono quelli che ci vorrebbero tener lontani da tutto.
La verità è che il turno non arriva mai, se non siamo noi a prendercelo.
Oggi posso dire una cosa semplice: noi ci siamo. Con le nostre storie, i nostri studi, le nostre battaglie, i nostri valori, la nostra faccia.
Per una Toscana che non si limiti ad amministrare l’esistente, ma che allarghi lo spazio dei diritti e delle possibilità per tutte e per tutti, ogni giorno.

