C’est un ouf de soulagement généralisé qui traverse la presse sénégalaise ce jeudi matin, alors que les nuages noirs accumulés au-dessus de l’axe Dakar-Rabat semblent se dissiper.
L’heure est à la désescalade après les vives tensions nées de la finale de la CAN 2025. Comme le rapportent en chœur les quotidiens, le téléphone a chauffé entre les deux capitales pour ramener la sérénité. Solo et Yoor-Yoor nous apprennent que le Premier ministre Ousmane Sonko et son homologue marocain Aziz Akhannouch ont « sonné l’heure de l’apaisement », le chef du gouvernement sénégalais s’érigeant même en « arbitre du calme » pour préserver des liens séculaires que le sport ne saurait fragiliser. Cette dynamique de paix est confirmée par Le Soleil et L’Info, qui annoncent le déplacement imminent d’Ousmane Sonko au Royaume chérifien du 26 au 27 janvier dans le cadre de la Grande Commission mixte, un voyage qui acte la « mi-temps diplomatique » évoquée par Le Quotidien.
Cette volonté politique de tourner la page ne fait pas oublier le sort des supporters sénégalais toujours retenus au Maroc. Si Walf Quotidien parle d’un « match diplomatique » intense, Libération et L’Observateur précisent que les 18 supporters arrêtés seront jugés le 4 février prochain, une situation suivie de très près par les autorités qui appellent à la prudence face à la désinformation. Mais si la tempête retombe dans les chancelleries, elle continue de souffler dans les esprits des acteurs du terrain. Vox Populi et L’Info relaient le « message de cœur » de l’entraîneur Pape Thiaw, qui sort du silence pour clamer qu’il a seulement voulu « protéger ses joueurs face à l’injustice », bien que L’AS le peigne tragiquement en « agneau à sacrifier » sous la pression de la CAF et des médias.
L’écho de ces vestiaires tumultueux nous parvient également via Les Echos, qui livrent des révélations glaçantes sur Krépin Diatta, victime de « 4 malaises le jour de la finale », dont un dans le bus et un autre dans les vestiaires, expliquant son absence lors du match décisif. Heureusement, la douleur de la défaite est quelque peu atténuée par la reconnaissance financière et sportive. L’Observateur titre sur une véritable « pluie de millions sur les Lions », la Fédération ayant décidé de sortir le chéquier pour accompagner les primes présidentielles, tandis que Record et Tribune Sport célèbrent l’excellence sénégalaise avec quatre Lions, Sadio Mané, Moussa Niakhaté, Gana Gueye et Pape Gueye figurant dans le prestigieux « Onze type » de la CAF.
Loin des pelouses et des salons diplomatiques, l’actualité nationale reste brûlante et marquée par les affaires. Direct News braque ses projecteurs sur le scandale de l’ASER, s’interrogeant avec insistance sur la présence à Dakar de l’espagnol Jose Gonzalez, patron de AEE Power, alors que Tribune nous plonge dans les méandres judiciaires de l’affaire Farba Ngom, dont l’état de santé précaire n’empêche pas l’activation de ses téléphones par Yassine Fall, sur fond de crainte d’un second mandat de dépôt.
Enfin, pendant que L’Evidence magnifie la complicité affichée entre le Président Diomaye et son Premier ministre, parlant de « sourire au sommet de l’État », Solo nous rappelle la lutte acharnée contre le crime organisé avec l’incinération spectaculaire de 5 tonnes de drogue et de billets noirs à Ziguinchor, d’une contre-valeur vertigineuse de plus de cinq milliards de FCFA.
Avec Mamadou LY ( #Marevuedepresse)

