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Ponte sullo stretto di Messina: una storia senza fine che divide l’Italia

La Sicilia, l’isola più grande del Mediterraneo, è separata dalla penisola italiana da un braccio di mare dove si incontrano le acque del Mar Tirreno e del Mar Ionio. Da oltre mezzo secolo, il progetto di un ponte su questo braccio di mare (stretto di Messina) è presentato come un sogno di modernità. Ma, a guardare meglio, questo sogno assomiglia sempre più a una promessa impossibile: un’opera che consuma denaro pubblico, alimenta conflitti politici e rischia di creare più problemi di quanti ne risolva. In Italia, soprattutto in Sicilia e in Calabria, questo progetto non unisce: divide. 

Una storia che inizia negli anni ’50 e non finisce mai

La prima analisi di fattibilità risale agli anni ’50. Da allora, i governi si susseguono, i piani cambiano, le revisioni si moltiplicano, le cancellazioni si alternano a nuove promesse. A ogni elezione, il ponte torna come un simbolo utilizzato più a fini politici che come un’infrastruttura realmente realizzabile. Oggi ancora, dopo decenni di annunci, non esiste un metro di ponte mentre, invece, ci sono state spese considerevoli, società pubbliche create e poi sciolte, consultazioni e una lunga lista di polemiche.

Perché il dibattito è di nuovo così acceso oggi?

Negli ultimi mesi, il governo italiano ha rilanciato il progetto con insistenza, dichiarandolo « strategico per il paese ». Ma un’analisi seria mostra che le priorità del Sud Italia sono altrove: ferrovie lente, strade pericolose, mancanza di manutenzione, collegamenti interni insufficienti. Molti cittadini si chiedono come si possa costruire un ponte futuristico quando mancano treni moderni e linee ferroviarie adeguate.

Le ragioni profonde dell’opposizione

Il movimento No Ponte, attivo da anni, non è composto da nostalgici o conservatori, ma da urbanisti, ingegneri, associazioni civiche e semplici cittadini che temono conseguenze concrete:

– Enorme rischio sismico: lo stretto di Messina è una delle zone più sismiche d’Europa.

– Impatto ambientale devastante: la zona costituisce un corridoio ecologico unico, cruciale per la migrazione degli uccelli dall’Africa verso l’Europa.

– Costi astronomici e incerti: un progetto che potrebbe superare i 15 miliardi di euro in un paese che fatica a finanziare i servizi essenziali.

– Dubbi sull’utilità reale: senza modernizzare i trasporti e le infrastrutture interne, il ponte sarebbe un « gigante sospeso nel vuoto ».

Gli oppositori non rifiutano il progresso: chiedono semplicemente che il Sud Italia abbia trasporti funzionali prima di sognare progetti da miliardi.

La manifestazione prevista per domani – 29 novembre – a Messina

Domani, a Messina, migliaia di persone scenderanno in strada. Sarà una delle più grandi mobilitazioni contro il progetto di questi ultimi anni. Attivisti, associazioni, rappresentanti delle forze politiche di opposizione, studenti e famiglie sfileranno per ricordare che il futuro del Mezzogiorno non può dipendere da un’infrastruttura che, da 70 anni, esiste solo sulla carta.

La protesta non nasce da un rifiuto dello sviluppo, ma dalla convinzione che le risorse pubbliche potrebbero essere investite meglio: porti moderni, treni rapidi, collegamenti marittimi efficienti, messa in sicurezza delle strade. Progetti che avrebbero un impatto immediato e concreto sulla vita quotidiana di milioni di persone.

Cosa può trattenere un lettore senegalese da questa vicenda

Il caso del Ponte sullo stretto di Messina mostra che non tutte le grandi infrastrutture sono necessariamente utili. Alcune diventano simboli politici, cantieri eterni che assorbono fondi senza migliorare la vita dei cittadini. L’Italia, pur essendo uno dei paesi più industrializzati del mondo, oggi dibatte di una costruzione futuristica mentre molte regioni del Sud non dispongono nemmeno di infrastrutture di base. Questo contrasto rende il dibattito ancora più acceso e un numero crescente di italiani si chiede se questo ponte sia un sogno o semplicemente una grande illusione.

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Pont sur le détroit de Messine : une histoire sans fin qui divise l’Italie

La Sicile, la plus grande île de la Méditerranée, est séparée de la péninsule italienne par un bras de mer où se rencontrent les eaux de la mer Tyrrhénienne et de la mer Ionienne. Depuis plus d’un demi-siècle, le projet d’un pont sur ce bras de mer (détroit de Messine) est présenté comme un rêve de modernité. Mais, à y regarder de plus près, ce rêve ressemble de plus en plus à une promesse impossible : une œuvre qui consomme de l’argent public, alimente des conflits politiques et risque de créer plus de problèmes qu’elle n’en résout. En Italie, surtout en Sicile et en Calabre, ce projet ne rassemble pas : il divise.

Une histoire qui commence dans les années 1950 et ne s’achève jamais

La première étude de faisabilité remonte aux années 1950. Depuis, les gouvernements se succèdent, les plans changent, les révisions se multiplient, les annulations alternent avec de nouvelles promesses. À chaque élection, le pont revient comme un symbole utilisé davantage à des fins politiques que comme une infrastructure réellement réalisable.
Aujourd’hui encore, après des décennies d’annonces, pas un mètre de pont n’existe. En revanche, les dépenses se sont accumulées : sociétés publiques créées puis dissoutes, consultations, expertises, et une longue liste de polémiques.

Pourquoi le débat est-il de nouveau si vif aujourd’hui ?

Ces derniers mois, le gouvernement italien a relancé le projet avec insistance, le déclarant « stratégique pour le pays ». Mais une analyse sérieuse montre que les priorités du Sud de l’Italie sont ailleurs : chemins de fer lents, routes dangereuses, manque de maintenance, liaisons internes insuffisantes.
Beaucoup de citoyens se demandent comment il est possible d’imaginer un pont futuriste alors même qu’il manque des trains modernes et des infrastructures ferroviaires adéquates.

Les raisons profondes de l’opposition

Le mouvement « No Ponte », actif depuis des années, n’est pas composé de nostalgiques ou de conservateurs, mais d’urbanistes, d’ingénieurs, d’associations civiques et de simples citoyens qui craignent des conséquences concrètes :

  • Risque sismique énorme : le détroit de Messine est l’une des zones les plus sismiques d’Europe.
  • Impact environnemental dévastateur : la zone constitue un corridor écologique unique, crucial pour la migration des oiseaux d’Afrique vers l’Europe.
  • Coûts astronomiques et incertains : un projet qui pourrait dépasser 15 milliards d’euros dans un pays qui peine à financer les services essentiels.
  • Doutes sur l’utilité réelle : sans modernisation des transports et des infrastructures internes, le pont deviendrait un « géant suspendu dans le vide ».

Les opposants ne refusent pas le progrès : ils demandent simplement que le Sud de l’Italie dispose de transports fonctionnels avant de rêver à des projets à plusieurs milliards.

La manifestation prévue demain — 29 novembre — à Messine

Demain, à Messine, des milliers de personnes descendront dans la rue. Ce sera l’une des plus grandes mobilisations contre le projet de ces dernières années. Activistes, associations, représentants des forces politiques d’opposition, étudiants et familles défileront pour rappeler que l’avenir du Mezzogiorno ne peut dépendre d’une infrastructure qui, depuis 70 ans, n’existe que sur le papier.
La protestation ne naît pas d’un refus du développement, mais de la conviction que les ressources publiques pourraient être mieux investies : ports modernes, trains rapides, liaisons maritimes efficaces, sécurisation des routes. Des projets qui auraient un impact immédiat et concret sur la vie quotidienne de millions de personnes.

Ce qu’un lecteur sénégalais peut retenir de cette affaire

Le cas du Pont sur le détroit de Messine montre que toutes les grandes infrastructures ne sont pas forcément utiles. Certaines deviennent des symboles politiques, des chantiers éternels qui absorbent des fonds sans améliorer la vie des citoyens.
L’Italie, bien qu’elle soit l’un des pays les plus industrialisés du monde, débat aujourd’hui d’une construction futuriste alors que de nombreuses régions du Sud ne disposent même pas d’infrastructures de base. Ce contraste rend le débat encore plus vif, et un nombre croissant d’Italiens se demandent si ce pont est un rêve ou simplement une grande illusion.

Daniela Giuffrida Blogger, Redattore indipendente
International Member – GNS PRESS ASSOCIATION
Blog personale: Triskelion.blog

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